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Unstable signs workshop at HFG FHNW Hyperwerk

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Un atelier typographique totalement en ligne

Du 3 au 6 novembre 2020, Velvetyne, représentée cette fois-ci par Océane Juvin et Jérémy Landes, organisait un workshop totalement en ligne pour les étudiant·es de Hyperwerk, à l’école des beaux-arts de Bâle.

Inspiré d’un terme tiré de l’exposition « Undisciplined Tools » de Anja Kaiser au Signe, Centre National du Graphisme, cet atelier destiné à des étudiant·es de niveaux et de disciplines variées visait à accéder à la typographie via cette question récurrente au sein de Velvetyne: Produire des formes, ok, mais pourquoi?  En effet nous avons à cœur chez Velvetyne de dé-normaliser les signes typographiques.

Qu’est-ce qui fait typographie? Le rythme, le module, la lisibilité et la texture sont les 4 principales notions abordées au fils des 4 jours intenses pour explorer la zone grise existant entre représentation et abstraction, lisibilité et intelligibilité, sens et non-sens, transparence et opacité. La semaine a été nourrie par des présentations visuelles sur ces différents sujets, des points techniques sur la création de caractères typographiques, des temps de discussion individuels, des présentations groupées des avancées du travail.

Les images d’inspiration rassemblées par les participant·es

À partir d’une image choisie par chaque participant·e, ceux-ci en ont extrait une série de formes qu’ils ont ensuite retravaillées pour en créer des rythmes, des textures. Ces gris de textes abstraits ont lentement muté de manière à les frôler la lisibilité. Une toupie, un lac, de la mousse, un corps en mouvement, des visages enfermés dans un écran, un tabouret artisanal Ghanéen, un coin de ciel entre deux buildings sont ainsi devenus des prétextes à s’approprier et à écrire le mouvement, la fluidité, la frustration ou le plaisir ressentis par chacun·es. Chaque étudiant·e a donc produit sa propre écriture asémique* (* littéralement, “sans sens”, c’est-à-dire une écriture dénuée de signification).

Ces rythmes, ces signes non identifiés ont par la suite été réduis et découpés à l’état de modules. Leurs formes essentielles ou répétitives ont été pointées du doigt et extraites. Après avoir été introduits à une approche modulaire du prototypage typographique, les participant·es ont ensuite croisé l’ADN de leurs rythmes respectifs avec celui de l’alphabet latin. Chacun·e a pu observer et incorporer la dose de lisibilité voulue dans son caractère. Les formes typographiques hybrides obtenues, inachevées, mais hautement personnelles, servent de première entrée décomplexée dans le monde de la création typographique.

Une attention toute particulière aura été portée à permettre à chacun·e de poursuivre une piste la plus personnelle possible. Ainsi, les participant·es ont été accompagné·es dans le développement de méthodologies de recherches et de travail propres à leur projet. Tordant leurs outils et leurs méthodes jusqu’à la rupture leur aura permis d’obtenir des résultats étonnants mais aussi d’explorer les marges de manœuvres permettant de sortir des sentiers prédéfinis par les fabricants d’outils.

Merci à Cheyenne, Lucie, Glenn, Sarah, Melanie, Michelle, Sebastian, Alex, Janis, Rebecca, Anne-Louise, Sophie pour s’être pris au jeu avec enthousiasme et inventivité.

Merci à Catherine et à Ernesto de nous avoir permis et aidé à organiser ce workshop.